EDITION / Presse
Une politique du livre en ligne
Quatre ans après la mission de l’expert de l’Unesco, de travail sur la politique nationale du livre a repris. Gros plan sur les grandes lignes de l’avant-projet
Le ministère de la Culture et du Patrimoine a réuni les acteurs de la chaîne du livre, hier à la Maison des artistes, enceinte de la Bibliothèque nationale Anosy, pour discuter d’un avant projet de loi sur la politique nationale du livre à Madagascar. Le texte de base a été rédigé par l’expert de l’Unesco, Mauro Rosi, de la section des industries créatives pour le développement, secteur de la culture, à l’issue d’une mission éffectuée du 22 au 27 séptembre 2008.
L’avant-projet de loi réconnaît le livre « en tant qu’instrument privilégié du développement économique, social, culturel et spirituel du pays », donc un secteur culturel économiquement stratégique. On parle ici « d’activité d’intérêt national ». Les grandes lignes portent sur la stimulation de la création littéraire, la création d’un environnement favorable à l’édition et à l’amélioration du commerce et de la distribution.
La mise en place du Conseil Malgache du Livre, chargé d’appliquer la dite avant- projet de loi, a été au cœur de la discussion durant la matinée. Le combat des bibliothécaires et des archivistes pour leur place, les cas des critiques littéraires presque inexistant, ou encore la méconnaise du rôle des distributeurs, ont suscités bien des débâts.
A l’issue de cet atelier de consultation, il a été adopté que l’avant-projet prenne la forme d’un décret pour accélérer sa mise en application.
Accueil favorable
Les remarques et critiques apportées par les acteurs de la chaîne du livre enrichiront le texte. Selon le directeur général de la culture, Camille Thienou Ratsimbazafy, la version finale de l’avant-projet sera soumise aux participants pour validation.
Dans le rang des acteurs agréés (auteurs, éditeurs, libraires, bibliothécaires,…) la reprise du travail sur l’avant-projet de loi sur la politique nationale du livre a été accueillie favorablement. Le chamin reste quand même long. Toutefois, tout le londe s’accorde à dire que cette voix est indispensable pour donner son élan au secteur livre.
« C’est une avancée !Pour une fois, les écrivains ont été entendus . C’est une longue histoire, mais au moins on a franchi un pas. Une collaboration qui s’installe, quelque chose de démocratique », réagit l’écrivain- journaliste Michèle Rakotoson.
« Nous sommes un peu à l’origine de ce projet. On a toujours poussé le ministère a adopté une politique nationale du livre. Bien entendu, nous sommes contents,mais rien n’est encore gagné. Au moins, il ya une volonté politique !», commente Claude Rabenoro, Président de l’AediM (Association des Éditeurs de Madagascar)
Domoina Ratsara










